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 {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia

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MessageSujet: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Jeu 7 Mar - 11:57

Rozalia regardait avec impatience Marianne, sa camériste, coiffer ses longues boucles brunes. Elle avait beau l'adorer et faire comme si elle n'était pas une simple putain ramasser sur le bas chemin, sa servante commençait sérieusement à l'exaspérer. Marianne paraissait rêveuse. Rozalia détestait les gens rêveurs, la tête tout le temps dans la lune. La jeune femme commença à froncer ses sourcils bruns et une ride se forma sur son front poudré. Son index tapotait nerveusement sur sa coiffeuse, une simple bougie pour éclairer la pièce sombre. Tant de nobles se battaient pour obtenir un appartement à Versailles et Rozalia s'estimait heureuse d'en posséder un. Bien qu'elle espérait en avoir un, un peu plus grand, dans peu de temps.

Ce n'est que lorsque Marianne tira un peu trop sur la chevelure de sa maîtresse que celle-ci se retourna pour se mettre dans une colère noire. Rozalia lui prit la brosse des mains et lui donna un violent coup sur la tête. Marianne se mit à saigner abondamment et lança un regard froid à la hongroise. Mais au fond, toutes les deux ne s'en voulaient pas, leur relation était ainsi. Elles avaient le même caractère et cela pouvait se montrer très ... tempétueux.

« Marianne! Tu m'as fait mal et je vois bien que tu es distraite. Remets encore une fois ceci et tu es bonne pour retourner dans le ruisseau !
- Excusez-moi Madame. En effet j'étais distraite.
- A quoi pensais-tu ? A un homme, c'est ça ? »

La servante ne répondit pas, ce qui donnait un assez bon aspect de la réponse. Les hommes ! Toujours les hommes ! Les femmes de son entourage étaient-elles toutes aussi faciles face aux sentiments qu'elles ressentaient ? Les Françaises n'étaient décidément pas telles qu'on les décrivait. Parfumées, oui, coquettes, oui, belle, c'était à voir et indépendantes, sûrement pas ! La jeune femme se laissa tomber dans un fauteuil, tandis que Marianne cherchait un bout de torchon pour faire en sorte que sa plaie arrête de saigner. Ainsi, elle était la seule à ne pas connaître les doux sentiments qui unissaient deux êtres ? Loin d'elle l'idée de se dévouer à un homme, mais entre sa camériste, sa meilleure amie et la comtesse d'Artois, elle était bien froide. Oh, oui, Rozalia savait inspirer le désir aux hommes, mais seulement le désir, rien de plus. Et c'est à cause de cette attirance que la hongroise était devenue aussi manipulatrice que garce.

Mais elle oublia bien vite ses petits soucis, pour enfiler sa tenue de chasse et tresser ses cheveux où elle épingla un chapeau marron à plumes. Il y a de ça deux jours, Rozalia avait envoyé une lettre au Marquis de La Fayette pour l'informer de son désir de le voir en privé. Elle avait donc, pour cela, prévu une petite chevauchée à cheval. La comtesse était une très bonne cavalière et lorsqu'elle était encore en Hongrie, elle passait la plupart de son temps, dehors, dans les grandes plaines, à galoper. L'ivresse de la vitesse était grisante et la jeune femme s'en enivrait tant, qu'elle redevenait presque normale. Nous n'irons pas jusqu'à dire gentille, cela aurait été un affreux mensonge.

Une fois dans la cour du palais, les rênes de son cheval en mains, elle n'eut pas à attendre le marquis bien longtemps. Ce dernier arriva peu de temps après. Rozalia le salua d'une petite révérence, un charmant sourire accroché à ses lèvres.

« Heureuse de vous revoir, marquis. Je suis sûre quoi vous avez bien des choses à me raconter, n'est-ce pas ? »

La comtesse était certaine que Gilbert avait fait son « travail », car s'il n'avait pas rempli sa part du contrat, la jeune femme allait se montrer très, très méchante. De son côté, Rozalia avait persuadé le roi de lui accorder le voyage à certaines conditions, qu'elle allait bien évidemment exécuter. Après tout, c'était pour la bonne cause et cela ne devrait pas être très difficiles de convaincre la reine de ne plus voir ce fameux Fersen. Eh oui ! Un service en vaut bien un autre.

Rozalia n'attendit ni l'aide des valets de pied, ni du marquis pour s'asseoir sur sa monture en amazone. Elle posa délicatement son pied sur la petite plaquette disposée à cet effet et remit ses jupes en ordre. Après tout, il ne faudrait pas qu'on voie ses chevilles. Puis, elle tourna son gracieux visage vers La Fayette.

« Monsieur, je vous pris d'attendre que nous soyons seuls pour commencer à discuter de vous savez qui. »

Sur ce, tous deux partirent vers la fôret.


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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Ven 15 Mar - 17:12

Gilbert tournait en rond dans ses appartements pour essayer de se trouver quelque chose de convenable à porter en présence de la duchesse de Bathory. C'est que bien que de nombreux nobles avaient assez d'argent pour se payer des tenues inoubliables à chaque jour, lui n'était qu'un simple marquis, et capitaine de surcroît. La mode ne le connaissait donc pas et Gilbert la boudait.

Seulement, maintenant qu'il devait rencontrer la duchesse de Bathory, il se disait qu'il aurait peut-être dû, après tout, accepter les conseils de sa femme et apprendre un peu plus de la mode de Versailles. Au lieu de cela, ne voulant vraiment pas devoir subir une rencontre avec sa femme en cette journée qui s'annonçait très intéressante, Gilbert ouvrit la porte de son modeste appartement (surtout maintenant qu'il avait vu les immenses appartements de la princesse de Rohan!) et jeta un coup d'oeil dans les couloirs pour voir s'il n'y avait pas une femme de chambre ou autres qui pourrait lui donner un coup de main. Finalement, une jeune femme qui ressemblait fortement à une femme de chambre justement, passait dans le couloir qui donnait juste en face de son appartement.

Gilbert éclaira son visage de son plus beau sourire et sortit dans le couloir de sorte de bloquer comme si de rien n'était le passage à cette pauvre jeune femme. Le capitaine s'inclina devant la femme de chambre, ce qui fit rougir violemment celle-ci (et pour cause! Personne ne s'était jamais incliné devant elle!).

« Bonjour, mademoiselle! Dites-moi, j'ai un immense problème en ce moment et je cherchais quelqu'un de bien qualifié pour y remédier... Vous semblez la personne tout indiquée! J'ai une rencontre avec une duchesse et je n'ai absolument aucun talent pour m'habiller de façon convenable, alors si vous l'acceptez, peut-être pourriez-vous m'aider un petit peu. Je ne demande pas beaucoup de votre temps, juste quelques conseils. »
, fit le marquis, son regard emprisonnant celui de la jeune femme et son plus beau sourire flottant sur ses lèvres.

La jeune femme en question rougit encore plus, si cela se pouvait, et acquiesça rapidement de la tête en balbutiant quelques paroles. Le sourire de Gilbert s'élargit : « Bien! », il ouvrit la porte de ses appartements et s’effaça pour laisser la jeune femme entrer.

Les conseils de la jeune demoiselle furent en effet de beaucoup d'aide. Gilbert lui avait montrer les vêtements qu'il avait et elle lui fit un joli assortiment qui le rendait très élégant. Le capitaine se félicita intérieurement d'avoir eu la merveilleuse idée de demander de l'aide : il ne serait jamais arrivé à ce résultat par lui-même. La Fayette donna une bourse à la jeune femme avec quelques pièces à l'intérieur en la remerciant plus que chaleureusement.

Il était maintenant fin prêt pour aller rejoindre la comtesse de Bathory. Il ressentait une certaine appréhension à l'idée de la rencontrer de nouveau. Il avait certes rempli sa part du marché qu'ils avaient conclu et ce n'était pas cela qui le rendait nerveux. Étrangement, c'était l'idée de revoir cette femme de nouveau. Ayant beaucoup de charme et une certaine beauté pour l'aider, Gilbert n'avait jamais été nerveux devant une femme, étant toujours très sûr de lui. Cependant, devant Rozalia, il sentait que celle-ci l'analysait, le jugeait constamment, le testait... Mais il ne pouvait s'empêcher de penser que cela lui plaisait. Il aimait avoir de nouveaux défis et Rozalia en constituait tout un!

Gilbert descendit avec hâte les escaliers de Versailles et traversa à grands pas les couloirs du palais pour se rendre jusqu'à l'écurie où il demanda qu'on prépare son cheval. Il se rendit compte seulement à ce moment qu'il n'avait pas fait attention à ses cheveux. Ils devaient être bien en bataille et cela était tout à fait inconvenable pour la cour de Versailles. Gilbert avisa alors une vitre qui reflétait très légèrement son reflet et il entreprit de passer rapidement une main dans ses cheveux pour essayer de les dompter du mieux qu'il le pouvait. Le résultat était un peu mieux, bien que cela n'était pas parfait.

Son cheval arriva alors et Gilbert partit à la rencontre de Rozalia, les rênes de son cheval en main. Lorsque le capitaine vit l'Hongroise, un sourire éclaira son visage tout de suite. Ce n'était pas un sourire de politesse, puisqu'il n'était pas prémédité, il était tout simplement heureux de la voir et il n'avait absolument aucune idée pourquoi.

Lorsque La Fayette fut arrivé à la hauteur de Rozalia, celle-ci fit une petite révérence et Gilbert s'inclina respectueusement devant elle.

« Heureuse de vous revoir, marquis. Je suis sûre quoi vous avez bien des choses à me raconter, n'est-ce pas ? »


La Fayette lui rendit son sourire, l'oeil pétillant et lui répondit : «  Bien des choses en effet, Versailles peut être bien intéressante lorsqu'on prend la peine d'écouter les bonnes personnes... Et tout le plaisir est pour moi, comtesse. D'autant plus que nous avons une journée absolument radieuse aujourd'hui pour faire notre petite promenade! »

Gilbert allait alors aider Rozalia à monter sur son cheval, en parfait gentleman, mais celle-ci le fit d'elle-même, n'attendant aucune aide. Un bref sourire passa sur le visage du capitaine, il aurait dû s'en douter, cette femme avait un caractère si fort. L'indépendance semblait le mot préféré de la comtesse... Gilbert embarqua alors à son tour sur son cheval et les deux jeunes gens commencèrent tranquillement leur promenade.

« Monsieur, je vous pris d'attendre que nous soyons seuls pour commencer à discuter de vous savez qui. »


Le capitaine acquiesça d'un air entendu, puis il sourit en lui disant : « D'autant plus que cela fera monter un peu le suspense, ce n'est jamais mauvais d'avoir le sens du spectacle un peu! »
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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Ven 15 Mar - 21:07

Rozalia caressait d'un geste tendre le museau de sa monture, toute en muscle. Elle l'avait prénommée „Mennydörgés" qui voulait dire „Tonnerre" en français. Pas très original me direz-vous, mais contrairement à certaine femme, Rozalia avait dépassé la peur de ce phénomène créé par le Tout-Puissant ou tout simplement pas mère nature. Et il la fascinait tout simplement. Elle trouvait, de plus, que son caractère correspondait énormément avec ces éclats lumineux qui éclairaient le ciel. Un sourire amusé s'accrocha à ses lèvres cramoisies, laissant place à une moue contrariée. Les cheveux indomptés du marquis, bien qu'ils ne soient ni coiffés, ni poudrés, lui allaient à merveille. Et la comtesse n'en était pas indifférente. En même temps, tous les beaux hommes avaient droit à ses faveurs.

Bien des choses en effet, Versailles peut être bien intéressante lorsqu'on prend la peine d'écouter les bonnes personnes... Et tout le plaisir est pour moi, comtesse. D'autant plus que nous avons une journée absolument radieuse aujourd'hui pour faire notre petite promenade!
- En effet, une merveilleuse journée, pour de merveilleuses nouvelles !"

Ce n'est qu'après avoir monté Tonnerre en Amazone et lui avoir donné un coup de talon dans le flan qu'elle tourna son regard vers le marquis. Un regard sombre, intense et avec une pointe d'ironie.


D'autant plus que cela fera monter un peu le suspense, ce n'est jamais mauvais d'avoir le sens du spectacle un peu!
- Il me semble que vous-même le possédez mon cher!"

Elle continua à avancer doucement, ne pouvant détacher ses yeux du sourire de Gilbert qui ne s'en privait pas. Rozalia sentit son coeur se serrer et une boule s'installa dans son ventre. Cette sensation ne lui était pas étrangère et cela lui faisait peur. La dame n'avait aimé qu'un homme dans sa vie et depuis elle se faisait une joie de détruire la sienne. Mais ce qu'elle ne s'avouait pas c'est qu' elle appréhendait de devoir revivre un moment pareil et c'est également pour cela que Rozalia ne se privait pas d'hommes d'un soir. Ils devenaient une sorte de drogue pour elle, un moyen de protection digne de la belle femme que la comtesse était.

Après quelques secondes qui parurent devenir des minutes entières, Rozalia secoua doucement sa tête, dissipant ainsi les pensées qui venaient de l'assaillir. Elle partit au trot pour régler une entrevue qui lui paraissait à présent bien trop tentante à ses yeux. Ses jupes se levaient au rythme des mouvements de sa monture et seulement une dizaine de minutes plus tard, les deux partenaires arrivèrent à l'entrée d'une forêt, un sentier se dessinait devant leurs yeux. Les animaux étaient de sortis, profitant de ce beau temps pour se ravitailler en nourriture. Le piétinement des chevaux sur le sol fait de feuilles et de bouts de branches, dut sûrement les effrayer, car le bruit de leurs petites pattes s'éteignit peu à peu. Rozalia serra les rênes et Tonnerre revint au pas.

Allez-si monsieur, il me semble qu'ici, personne ne pourra entendre nos propos."

La comtesse l'écouta avec forte attention. Son regard se perdait dans le tressautement de la crinière de son cheval, et parfois dans celui de Gilbert. La jeune femme l'observa cette fois avec une attention plus prononcée. Il avait des yeux marron, ce qu'il y avait de plus banal, mais une étincelle d'acharnement brillait en eux. Il était de haute stature, pas gros comme les autres hommes de la cour (l'entraînement militaire sans doutes), plutôt beau garçon, et ne semblait pas abuser de ses charmes. Elle avait fait des recherche sur lui, connaissait sa date et son lieu de naissance, la généalogie de la famille, et pourtant, elle avait l'impression d'être devant un étranger. Ce qui se trouvait être le cas, d'ailleurs. Rozalia n'avait croisé qu'une fois le marquis. Il paraissait donc absurde que la dame puisse lui plaire mis-à-part son physique avantageux. Et pourtant ce qui allait suivre n'était pas des plus communs.

Rozalia allait tout juste répondre au marquis, quand une bête ou un bout de bois, personne n'eut le temps d'apercevoir la chose qui causa l'incident suivant, passa devant Tonnerre qui se cabra. La comtesse, occupée pas ses pensées et par l'homme qui se trouvait à ses côtés, ne put rien voir venir et tomba à terre. Les rênes qu'elle avait essayé de serrer au dernier moment ne lui furent d'aucun secours. Morte de honte et ressentant une terrible douleur à la cheville droite, Rozalia serra ses mâchoires et ses lèvres tremblèrent. Elle souffrait milles maux, mais elle ne pleurerait pas. Cela serait pire que de se faire insulter par la reine en personne. Et puis après tout ce n'était sûrement qu'une foulure où quelque chose de ce goût-là, le mal passerait d'ici peu de temps. La comtesse essaya de se relever, tapotant sa robe pour enlever les traces de terres, mais à peine posa-t-elle le pied par terre qu'elle faillit s'effondrer encore une fois au sol. Le marquis la retint juste à temps. Rozalia leva son regard vers Gilbert. Ils étaient si proches. Leur souffle se mélangeaient. Encore un ou deux petits centimètres et elle pourrait embrasser ses lèvres qui la tentaient tant. Mais non, elle fallait qu'elle se montre digne de son rang. Elle le repoussa d'une main et se força à boitiller jusqu'à un tronc d'arbre qui se situait non loin de là. La douleur était atroce et pourtant, la jeune femme ne laissa couler aucune larme.

Marquis, je crois que je ne pourrais point reprendre notre promenade à cheval. Mon pied me fait souffrir et cela n'a pas l'air de s'améliorer."

La comtesse fronça ses sourcils. Elle voulut enlever son soulier, mais ne le put, grimaçant devant son incapacité à plier sa cheville. Le marquis vint tout de suite à sa rescousse. Quelle situation incongrue ! Les convenances étaient mises à mal devant cet homme qui tenait dans sa main la chaussure d'une dame, dont la cheville était dévoilée. Un bas blanc de soie remontait jusqu'à a cuisse de la dame. Elle ne put retenir un frisson quand les doigts de Gilbert effleurèrent sa peau. Malgré la douleur, elle comptait bien profiter de l'occasion qui semblait se profiler à l'horizon et qui ne se représenterait sûrement pas deux fois.

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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Ven 15 Mar - 23:09

La façon dont Rozalia le regardait lui coupait le souffle, il semblait qu'il ne pouvait pas détacher le sien, comme complètement emprisonné. Toute la personnalité de la comtesse, à la fois forte, indépendance et... dangereuse, se lisait dans ce regard intense. Oui, dangereuse, il l'avait bien dit. Gilbert sentait qu'il y avait de sombres secrets chez cette femme qu'il ne voulait peut-être pas découvrir. Ce n'était certainement pas un ange qui chevauchait à ses côtés, mais le capitaine commençait à se dire que c'était bien ça qui lui plaisait.

Lorsque la comtesse lui donna le feu vers, Gilbert commença à lui déballer tout ce qu'il avait retenu sur les secrets de la Reine. Il avait dû se montrer très persuasif pour certaines personnes, mais comme la totalité de ses sources étaient féminines, le capitaine avait pu usé allègrement de ses charmes pour parvenir à obtenir des informations des plus alléchantes. Mais il garda évidemment le meilleur pour la fin. Lorsque Gilbert eut tout dit les informations verbales qu'il avait receuillit, il fit un sourire malicieux à Rozalia et dit : « Mais vous n'avez pas tout vu... J'espère sincèrement que vous allez m'obtenir ce voyage en Amérique, car ce que je vais vous montrer pourrait certainement à lui seul en valoir la peine. »

Sur ces paroles énigmatiques, le capitaine fouilla dans l'intérieur de la poche de son veston et en sortit un bout de papier plié qui ressemblait fortement à une lettre. L'oeil pétillant, le capitaine continua : « Cette lettre vient de Marie-Antoinette et elle est adressée à un homme que vous connaissez assurément, monsieur von Fersen. C'est une de mes sources qui l'a trouvé dans les appartements de la reine et qui me l'a retranscrit. Vous n'avez pas l'original entre les mains, mais vous pouvez me faire confiance, l'intégralité de la lettre y est bien consignée. ».

Gilbert tendit alors la lettre à Rozalia : « Et puis, madame, ais-je bien rempli mon travail? »

Le capitaine avait à peine dit ces paroles et donner la lettre, quand quelque chose passa devant le cheval de la comtesse, celui-ci se cabra alors et la comtesse n'eut pas le temps de se retenir convenablement et se retrouva alors au sol dans une chute brutale.

« Rozalia! », le cri s'était échappé tout seul des lèvres du marquis tant la stupeur était grande. Dans d'autres circonstances, il aurait sûrement eu peur de recevoir les foudres de la comtesse pour avoir utilisé son prénom en manquant ainsi aux convenances, mais le marquis s'en fichait bien en ce moment. Il descendit en un bond de son cheval et se retrouva aux côtés de Rozalia, qui venait à peine de se relever péniblement.

« Êtes-vous blessée? », demanda t'il, l'air inquiet. Mais comme pour répondre à ses paroles, Rozalia perdit l'équilibre et manqua de retomber de nouveau. Gilbert l'entoura dans ses bras juste à temps pour éviter cette nouvelle chute.

Le regard de Gilbert était plongé dans celui, si troublant, de Rozalia. Un de ses bras entourait la taille fine de la comtesse, alors que l'autre était posé sur son dos. Il n'avait pas pensé à son geste lorsqu'il l'avait rattrapé, mais il devait s'avouer qu'il ne détestait certainement pas la manière dont ils étaient placés. Le regard de Gilbert quitta les yeux de Rozalia pour effleurer les lèvres de la comtesse, si tentantes...

C'est à ce moment que Rozalia le repoussa pour aller s'asseoir près d'un arbre. Gilbert haussa un sourcil, il avait bien pensé que si Rozalia ne s'était pas détachée plus tôt de lui, c'est qu'elle avait éprouvé les mêmes sensations... Seulement, la voilà qui le repoussait! Le capitaine avait bien de la difficulté à suivre cette femme...
''Marquis, je crois que je ne pourrais point reprendre notre promenade à cheval. Mon pied me fait souffrir et cela n'a pas l'air de s'améliorer."

Rozalia avait la tête penché sur sa cheville et elle tenta de retirer son soulier. Elle devait bien s'être foulé la cheville, puisque la douleur lui fit froncer ses délicats sourcils. Gilbert se pencha tout de suite pour lui porter secours et retirer le plus doucement du monde le soulier de la comtesse. Ses doigts effleurèrent bien entendu le pied de Rozalia dans cette action et d'aucun aurait dit que c'était bien normal puisqu'il lui retirait son soulier, mais Gilbert avait effleuré intentionnellement le pied de Rozalia.

Son regard se releva vers Rozalia et une ombre d'un sourire traversa le visage du capitaine lorsqu'il remarqua la réaction de la comtesse au contact de ses doigts sur son pied.

- « Eh bien, c'est à Versailles que nous trouverons quelque chose de froid pour diminuer l'enflure de votre pauvre cheville... Mais nous pouvons aussi passer un peu de temps ici. Question que vous... reprenez vos esprits », fit Gilbert, avec le sourire le plus innocent du monde. Alors qu'il parlait, il avait doucement passé une main sous le bas du mollet de Rozalia, juste en haut de l'endroit où il y avait l'enflure et le souleva légèrement, comme pour mieux évaluer la blessure que s'était fait l'Hongroise.
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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Sam 16 Mar - 17:58

Rozalia bénissait le moment où sa monture s'était cabrée et l'avait fait tomber. A présent sa cheville était enflée et elle était assise sur un tronc d'arbre peu confortable. Un magnifique jeune homme en face d'elle. Et ce qui était le plus excitant, c'était que rien de tout cela n'avait été prémédité! Après tout peut-être allait-il se passer ce qu'elle désirait le plus ces temps-ci C'est-à-dire séduire le marquis de la Fayette qui ne semblait pas indifférent à son charme et le mettre dans sa couche. Mais sa beauté était quelque peu entachée par les tâches sur ses jupes et sa coiffure défaite par sa chute. Malgré tout, cela lui donnait un petit air sauvageon qui lui allait à ravir. Elle décida donc d'en user et mettant la douleur de côté, laissa sa face manipulatrice refaire surface. Elle ne pouvait s'en empêcher. Mais désirait-elle vraiment utiliser la tromperie pour arriver à ses fins? Rozalia voulait obtenir cet homme jeune, intrépide et courageux. C'était certain. Et dès qu'elle était à côté de lui, son coeur faisait des petits bons. Puis ne l'avait-il pas nommé par son prénom quand elle était tombée ? Peut-être que cette fois, la comtesse voulait se comporter honnêtement. Seulement, elle ne savait pas comment s'y prendre. Alors, cela serait sûrement pour une autre fois.

Juste avant l'accident, le marquis lui avait fournit plusieurs informations très utiles pour le projet personnel de la comtesse. En effet, Rozalia détestait la reine, qu'elle surnommait comme tant d'autres « L'Autrichienne » et avait formé le dessein de la faire destituer du trône. Il était évident que la souveraine était incapable de gouverner. Loin de l' Hongroise de vouloir prendre sa place, elle aspirait seulement à écraser cette donzelle. Pourquoi ? Rozalia seule le savait. Ainsi, pour son malheur, elle n'eut même pas le temps d'attraper la lettre que son compagnon lui tendait que sa monture se cambrait pour la faire s'écrouler au sol. Mais à présent, elle possédait tout le temps qu'elle voulait pour lire ce fameux courrier. Et en vérité, pour l'instant, c'était plus Gilbert qui l'intéressait, que tous les Marie-Antoinette ou Fersen du monde. Rozalia éprouvait tout de même une certaine fierté à être aussi influente auprès des Versaillais, elle qui pensait que le marquis lui donnerait de fausses informations ... Après tout, le doute était de rigueur à Versailles.

« Eh bien, c'est à Versailles que nous trouverons quelque chose de froid pour diminuer l'enflure de votre pauvre cheville... Mais nous pouvons aussi passer un peu de temps ici. Question que vous... reprenez vos esprits »

Rozalia offrit à la Fayette un sourire plein de reconnaissance. Qu'il était prévenant envers elle ! Et puis son petit air innocent plaisait à la comtesse. Le fait qu'il joue une sorte de doubles-jeux, ne faisait que renforcer l'opinion qu'elle possédait déjà de lui. De plus, elle remarqua assez bien le geste de la main du marquis, qui se plaça un peu plus haut, au-dessus de sa blessure. Rozalia remonta encore ses jupes, dévoilant à présent tout son mollet. Cette sensation de dénuement qu'avait tant de fois ressentit la comtesse, n'était pas pour lui déplaire. Elle aimait dévoiler certaines parties de son corps, un coude, une épaule, une cheville pour attirer l'attention des messieurs et se retrouver le soir venu, en tenue d'Ève. Certaines personnes la surnommait « catin », mais, elle ne faisait que profiter de sa liberté. Rester avec le même homme toute sa vie, ce n'était pas pour la Bathory.

« Je ne me vois pas encore retourner à Versailles, dit-elle d'une voix suave. »

Sur ces mots, les mains de la comtesse remontèrent sous ses jupons et attrapèrent le haut du bas pour l'enlever entièrement. Plus rien ne séparait sa peau nue, de celle de Gilbert. Les yeux de Rozalia pétillaient de malice. Tout en elle, se présentait comme étant une arme fatale. La tentation n'était plus un péché en sa simple présence. Croquer dans la pomme empoisonné devenait naturel, et non insensé.

« Vous verrez peut-être mieux ce qui me fait tant souffrir. Ces couches d'attifements ne servent vraiment pas à grand-chose, quand on y pense, n'est-ce pas ? »

La comtesse fit preuve d'une grande patiente, malgré l'envie qui la tenaillait de toutes parts. Elle n'avait en tête plus qu'une idée : embrasser le marquis de la Fayette. Mais avec les hommes dans son genre, elle savait qu'il fallait faire monter la passion pour qu'il se décide enfin. Rozalia prit donc la main de Gilbert et la plaça sous sa cuisse, un sourire entendu aux lèvres. Personne ne lui avait encore résisté, et ce n'était pas ce jeune coq qui allait commencer. La dame se pencha un peu vers le capitaine et rapprocha ostensiblement son visage du sien.

« Il me semble même que la douleur monte de plus en plus haut. Désirez-vous jetez un coup d'oeil là aussi ? Cela serait peut-être plus grave que vous ne le pensiez. »

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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Mar 19 Mar - 17:06

Gilbert sentit quelque chose en lui fondre littéralement devant le sourire que lui offrit Rozalia lorsqu'il lui proposa de rester un peu pour ce remettre de ces émotions. Si seulement elle pouvait sourire plus souvent, cela lui allait si bien... Cependant, si elle le faisait, la comtesse de Bathory n'aurait certainement pas le même caractère et c'est justement celui-ci qui plaisait tant à Gilbert. Il avait l'impression que de faire face à de continuels défis lorsqu'il était aux côtés de Rozalia et cela l'attirait plus qu'il ne pouvait se l'avouer.

Lorsque le marquis remonta légèrement sa main sur le mollet de la jeune femme, il releva les yeux vers elle, avec un air innocent sur le visage. En même temps, ce contact du regard lui permettait de juger l'humeur de Rozalia, et de savoir si elle allait s'enfuir à toute jambe devant le côté entreprenant de Gilbert ou si, au contraire, il l'appréciait. C'est que le jeune homme ne connaissait la comtesse que depuis si peu de temps et il savait déjà qu'elle avait un tempérament tempétueux, mais il ne savait pas ce qui pouvait provoquer Rozalia.

Cependant, la comtesse de Bathory releva un peu plus ses jupes, dénudant encore plus son mollet. La main de Gilbert remonta très lentement jusqu'au genou de Rozalia, puis il releva un regard à la fois joueur et sombre de désir contenu vers la comtesse.

« Je ne me vois pas encore retourner à Versailles »

Un léger sourire incurva la bouche du marquis et il répondit : «  Non, il est vrai que dans votre état, vous ne pourriez faire le chemin tout de suite... ». Et, en se sentant légèrement coupable, Gilbert remercia cet animal, ou cette feuille ou peu importe ce qui était passé devant le cheval de la comtesse. Un tel moment ce serait-il reproduit si cela n'était pas arrivé? Probablement... Mais il aurait fallu attendre encore un peu, car à Versailles, les murs avaient des oreilles. Il aurait donc fallu que les deux se retrouvent encore dans un endroit discret et qu'un événement dans le genre arrive... Donc, Gilbert serait probablement même déjà parti en Amérique avant que cela ne se produise.

« Vous verrez peut-être mieux ce qui me fait tant souffrir. Ces couches d'attifements ne servent vraiment pas à grand-chose, quand on y pense, n'est-ce pas ? »
, fit la comtesse, en retirant son bas, sous le regard stupéfait de Gilbert. Leurs regards se croisèrent et Gilbert y décela la malice dans celui de Rozalia. Mais que pouvait-elle bien voir dans le sien?

Rozalia prit alors la main de Gilbert et la plaça délibérément sur sa cuisse. Gilbert se figea quelques instants à peine à ce contact des plus osés, mais il se détendit rapidement, sa main courant sur la cuisse de la comtesse. Le marquis avait maintenant un petit sourire coquin au lèvres et il approche doucement son visage de celui de la comtesse, leurs lèvres se frôlant presque, leurs souffles se mêlant.

« Il me semble même que la douleur monte de plus en plus haut. Désirez-vous jetez un coup d'oeil là aussi ? Cela serait peut-être plus grave que vous ne le pensiez. »

Seigneur! Savait-elle seulement l'effet qu'elle faisait sur les hommes et le trouble immense qui agitait La Fayette en ce moment? Oui, assurément. Le regard de Rozalia montrait à quel point elle était certaine de l'effet qu'elle produisait en ce moment.

« Eh bien... Nous devrons vérifié cela correctement pour vous éviter le plus de maux possible, n'est-ce pas? », fit Gilbert, son visage toujours proche de celui de la comtesse. Il avait son regard accroché au sien alors que sa main remontait tranquillement la cuisse de Rozalia
Puis, n'y tenant plus, sa main libre alla se perdre dans les cheveux délicieusement ébouriffés de la comtesse et les lèvres du capitaine rejoignirent finalement celle de Rozalia, un courant électrique passant dans tout le corps de Gilbert.
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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Mer 20 Mar - 21:05

Rozalia était aveuglé par son plaisir et ne voyait jamais ce que celui-ci pouvait provoquer. Elle savait qu'elle donnait envie aux hommes et se satisfaisait en leur faisant passer une nuit avec elle. Il était rare que la dame prenne le même amant deux fois, elle préférait diversifier pour sa distraction personnelle et cela causait parfois des duels interdits entre prétendants. Après tout, elle était un bon parti étranger. Seulement son caractère causait quelques soucis et les hommes s'arrêtaient le plus souvent à ça. Personne n'avait essayé de comprendre réellement pourquoi la comtesse faisait ça. Mais après tout, qu'en avait-il à faire ? Elle était seulement un exutoire. Les femmes étaient considérées comme des objets et malgré son indépendance, Rozalia n'était rien de plus aux yeux des hommes qu' un Vénus exotique. Et jusqu'à présent, elle s'était parfaitement contentée de cette condition. Mais, elle voulait plus. Toujours plus.

Son corps de marbre était parcouru de frissons. Elle attendait toujours avec impatiente le moment fatidique et grâce à son pouvoir de séduction, il arrivait généralement assez vite. Et elle s'en servait en ce moment-même sur le marquis en qui elle voyait une nouvelle source de plaisirs. Pourtant, à ses yeux, il apparaissait comme plus important. Il était si jeune, si aventureux et naïf aux yeux de la Bathory. Pourtant, il n'y avait rien de fragile chez lui. Gilbert savait très bien ce qu'il faisait en ce moment et ce petit jeu semblait lui plaire. Il la regardait avec un désir contenu qui la faisait sourire. Il y avait une attirance bien apparente entre eux deux, mais ils ne savaient pas encore de quoi il en retournait. Rozalia enleva délicatement son bas et sa jambe à présent dénudée et à la merci de la main de sa prochaine victime, elle se rapprocha de lui, bien trop près pour le voir convenablement. Les yeux de la jeune femme était liés à ceux de Gilbert. Leurs lèvres s’effleuraient ainsi que leurs souffles. La Hongroise sentit un picotement dans le bas du ventre.

« Eh bien... Nous devrons vérifié cela correctement pour vous éviter le plus de maux possible, n'est-ce pas?
- Je vous en prie, je ne voudrais pas souffrir d'un quelconque mal ... »

Mais la fin de sa phrase se perdit dans le baiser que le marquis lui donna. Elle ferma ses paupières et plaça un bras dans le cou de Gilbert, ce qui les colla l'un à l'autre, et posa une main sur sa joue. Elle l'embrassait avec tant d'ardeur et d'impatience qu'elle manqua de souffle vers la fin de leur étreinte. Rozalia essaya de délacer son corset, aider des mains plus rapides du capitaine et s'allongea sur le sol recouvert de feuilles et de mousse. Elle avait attendu ce moment depuis leur dernière rencontre. Elle désirait ce jeune homme. Elle voulait l'avoir dans son tableau de chasse. Elle continuait de l'embrasser sur ses lèvres si douces, mais aussi parfois dans son cou et passait avec délices ses mains sur son torse toujours couvert.

Rozalia ne pensait pas dans ces moments-là ou rarement, lorsqu'elle s'ennuyait. Mais cette fois-ci, c'était différent. Elle ne voulait pas se donner à lui simplement parce qu'elle représentait un défi. Non, elle voulait qu'il ait envie d'elle d'une autre manière. Peut-être était-elle tombée sous le charme de ce marquis et qu'elle ne voulait pas qu'il la voie simplement comme un objet. Mais cela lui ressemblait si peu ! Que lui arrivait-il ? Ce comportement n'était pas le sien, mais celui de l'ancienne Rozalia, la vulnérable, la sensible, la gentille. Décidément, cet homme était une cause de soucis pour elle !

Elle le repoussa donc d'un geste de la main, essouffler par leur étreinte et attendit de reprendre son souffle. Rozalia se remit en position assise, mit un peu de tenue dans sa toilette et regarda Gilbert dans les yeux.

« Voulez-vous réellement coucher avec moi ? Ou est-ce juste parce que je suis une sorte de défi pour vous ? »

La jeune femme se rapprocha encore une fois de lui et passa un doigt sur son torse avant de le placer sous le menton de Gilbert et d'évaluer son visage. Elle était à présent sur ses genoux. Elle rapprocha encore une fois son visage de celui du marquis.

« Parce que vous savez que je ne suis pas difficile avec les hommes, n'est-ce pas ? »

Tout cela était une farce pour elle. La Bathory se disait que de toutes manières, elle dirait oui au marquis, mais avant, elle voulait évaluer celui-ci et faire comme si les battements de son coeur de s'accéléraient pas lorsqu'elle se rapprochait de Gilbert.

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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Jeu 21 Mar - 18:41

Leur baiser fut... intense, très intense même. Gilbert avait pourtant une certaine expérience à cette matière, il fallait quand même dire qu'il était plutôt beau jeune homme. Donc, avant (et pendant), son mariage, il ne s'était pas empêché de profiter des bonnes choses de la vie. Mais, après ce baiser, le capitaine se sentait enfiévré, ses sens s'affolaient, il sentait qu'il lui fallait tous les efforts du monde pour se contrôler. Que lui faisait donc cette femme? Pourtant, tout le monde l'avait averti de se méfier d'elle... L'Hongroise... Cependant, le capitaine commençait à croire qu'il lui serait totalement impossible de se méfier de Rozalia, alors qu'il arrivait à peine à lui résister pour parraître un peu plus convable. Car, en effet, si ce n'était des convenances, Gilbert aurait certainement goûté aux lèvres de la comtesse alors qu'elle le tentait, dans les escaliers, il y a de cela quelques jours.

À la surprise de Gilbert, qui croyait que la comtesse rirait de lui après qu'il ait succombé à ses charmes, celles-ci semblaient éprouver le même empressement et la même fièvre que lui en ce moment. Elle commença à délasser les lacets de son corsage d'une main légèrement maladroite. Gilbert embrassa la comtesse dans le cou, avant de commencer à l'aider à défaire son corsage. La comtesse s'étendit ensuite dans l'herbe, ses yeux étincelants de mille promesses. Le capitaine se défit rapidement de sa veste, pour qu'il ne lui reste plus qu'une chemise blanche, dont les lacets au cou étaient déjà défaits, ce qui laissait entrevoir son torse.

La fièvre les embrasait et le capitaine était tout simplement dans l'incapacité d'aligner deux idées cohérentes de suite. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il était impossible de résister à cette femme sublime et à la fois tellement mystérieuse et menaçante qu'il avait sous lui, couchée dans l'herbe. Mais soudainement, Rozalia posa une main sur le torse de La Fayette pour le repousser. Celui-ci en fut abasourdi et resta un certain moment perdu, du à toutes ses sensations qu'il ressentait encore. Une chance pour lui, la jeune comtesse attendit de se rasseoir et de reprendre son souffle avant de lui faire par de la raison pour laquelle elle avait subitement arrêté leur étreinte. Cet instant fut assez pour permettre au capitaine de reprendre ses esprits. Pourquoi l'avait-elle éloigné ainsi? Peut-être avait-il été trop entreprenant? Pourtant... Il lui avait semblé que Rozalia avait partagé le même empressement que lui...

« Voulez-vous réellement coucher avec moi ? Ou est-ce juste parce que je suis une sorte de défi pour vous ? », demanda alors Rozalia.

Gilbert fut étonné par la question, puis s'empêcha de lever les yeux au ciel. Seigneur! Les femmes étaient donc toutes pareilles avec leurs incertitudes? Pourtant, il avait semblé à Gilbert que la comtesse était une femme très sûre d'elle, même parfois peut-être un peu trop aux dires de certains. Le capitaine se passa la main dans ses cheveux en bataille, l'air vaguement découragé par la question, mais tâchant d'y répondre tout de même sincèrement :

« Un défi? Eh bien, je n'y aurais jamais pensé. Mais ce que je sais, c'est que vous êtes une femme terriblement attirante, comtesse, et qu'il m'est très difficile de vous résister, voire impossible. Alors... Oui, je veux réellement coucher avec vous », termina Gilbert, avec un petit sourire coquin lorsqu'il dit sa dernière phrase.

Il se dit que cela était peut-être un peu trop crû, trop sincère à dire à une femme, alors qu'il la connaissait depuis si peu de temps. Mais elle lui avait posé une question et le capitaine se disait qu'elle avait le droit d'avoir une réponse sincère. Mais pourquoi avait-elle besoin de se faire rassurer? N'avait-elle pas déjà tous les hommes à ses pieds?

Rozalia se rapprocha alors de lui pour passer un doigt sur son visage et le capitaine ferma l'instant d'une fraction de seconde ses yeux à ce contact avant de les replonger dans ceux de la comtesse. Puis, le doigt de celle-ci se dirigea vers son torse et elle se rapprocha de nouveau, pour s'installer sur ses genoux et planter son regard noisette et déstabilisant dans le sien.

« Parce que vous savez que je ne suis pas difficile avec les hommes, n'est-ce pas ? »


Gilbert lui sourit et passa ses bras autour de la taille de Rozalia : « Pourtant, vous devriez et vous le pourriez, comtesse. »

Dans le regard ardent du capitaine, il y eu soudainement une étincelle de doute, très petite, mais tout de même là.

- « Me dites-vous cela parce que je vous ai soudainement donné le goût d'être plus pointilleuse lors de vos choix en ce qui a trait aux hommes? », fit Gilbert, avec un sourire moqueur.
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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Ven 22 Mar - 22:07

La jeune femme à moitié dénudée sur le sol dur et froid, aux yeux de braise et à la peau de marbre avait une personnalité assez complexe quand on y réfléchissait et qu'on s'intéressait un minimum à elle. En effet, elle n'était pas comme les femmes de son temps qui se laissaient manipuler par les hommes ou par leurs pulsions. Non, la comtesse savait ce qu'elle faisait, et ne craignait pas de dire non à un quelconque gentilhomme. Mais avec les années, elle avait développé une certaine dépendance qu'elle ne contrôlait pas toujours envers les relations charnels. Et puis cette facette pleine de rébellion et d'orgueil cachait en vérité bien des choses plus ou moins sombres. Ainsi, il arrivait parfois que la dame Bathory se mette à douter à se comporter comme une femme normale, avec ses certitudes et ses doutes.

C'est ce qui l'avait poussé à s'éloigner du marquis de La Fayette et à lui poser une question idiote. Rozalia s'en voulut de lui avoir demandé s'il la désirait vraiment pour elle ou non. Mais quelle idée lui avait donc traversée l'esprit ? Elle, la belle, la cruelle comtesse Bathory, émettre un doute ? Quelle incongruité ! Rozalia fit donc mine de se satisfaire de la réponse sincère du marquis. Elle fut tout de même un peu vexé de ne pas représenter un défi pour lui. Mais après tout, il ne serait qu'une conquête de plus, alors qu'il la désire ou pas, cela ne changeait rien au jeu. Elle l'aurait et c'est tout ce qui comptait. Comme toujours. Un homme de plus dans sa couche. Rozalia secoua sa longue chevelure avec sensualité pour dégager sa gorge bien en chair. Son corset traînait dans un coin et il ne lui restait plus que sa chemise ainsi que ses jupes pour couvrir son corps.

Rozalia vint se rapprocher de Gilbert et se poser sur ses genoux. Un doigt parcourut le visage du marquis et lorsque le bras de ce dernier entoura la taille de la belle, celle-ci ne put s'empêcher de sourire. Un sourire provocateur. La comtesse aimait énerver et provoquer les personnes de son entourage, pour voir jusqu'où elles étaient capables d'aller. Généralement, il y avait de bonnes surprises. Comme si l'influence de la Bathory poussait les gens à faire n'importe quoi.

« Pourtant, vous devriez et vous le pourriez, comtesse. Me dites-vous cela parce que je vous ai soudainement donné le goût d'être plus pointilleuse lors de vos choix en ce qui a trait aux hommes? »

Les lèvres de la jeune femme stoppèrent la réflexion de Gilbert par un baiser. Oui, elle aurait pu faire en sorte de choisir scrupuleusement ses amants. Pourtant, elle n'en avait pas envie. A quoi bon choisir les meilleurs chèvres quand on pouvait avoir tout le troupeau ? Mais attention, la comtesse avait quand même certains critères de sélection. Elle choisissait les plus beaux, les plus jeunes et les plus ... charmants. Rozalia passa une main sur la joue de Gilbert.

« -En effet, je devrais peut-être commencer à ne plus passer mon temps avec n'importe qui. Que diriez-vous de me voir devenir nonne, je ne m'offrirais plus qu'au Seigneur ainsi.»

La Bathory fit résonner son rire cristallin entre les arbres. Devenir religieuse était bien la dernière chose qu'elle voulait! La luxure et la liberté lui plaisaient trop pour qu'elle y renonce, la vie était courte pour rester enfermer entre quatre murs ! Et c'est ainsi, que la comtesse posa ses deux mains sur le torse du marquis et le força (si on peut dire forcer) à s'allonger au sol. Elle était à présent à califourchon sur lui et tirait avantage de cette position. Rozalia se remit à l'embrasser parfois passionnément, parfois langoureusement tout en lui enlevant sa chemise. Ils étaient à présent tous deux dans un désir fou l'un de l'autre et leurs corps se pressaient tellement qu'on aurait dit qu'ils ne formaient plus qu'un. Aphrodite découvrit chaque parcelle du corps de son Adonis et s'en abreuvait, comme si cela était la source de son existence.

« Êtes-vous prêt à goûter aux délices de la Hongrie ? »? souffla la belle.

Alors que généralement, Rozalia préférait les rapports galants et passionnés, cette fois-ci fut un peu différente. Les deux amants voulaient chacun diriger la partie et dominer l'autre, mais la jeune femme n'était pas prête de se soumettre. Elle avait un tempérament imposant et le fait de se soumettre ne lui était que peu familier. Pour elle, s'était une façon comme une autre de perdre et étant une très mauvaise joueuse, elle ne le souffrait pas. Et le marquis semblait avoir la même vision des choses, ce qui rendait le moment très intéressant.

Leur étreinte dura un moment et lorsqu'ils se séparèrent enfin, ils étaient tous deux à bout de souffle. Finalement, ils se ressemblaient assez, mais ça, Rozalia ne l'admettrait jamais. Mais pour l'instant, la seule chose qui lui occupait l'esprit était le bonheur qu'elle avait ressentit. Son coeur battait à tout rompre. Plus rien ne pouvait gâcher cette journée, elle en était certaine. Même pas Marianne et son amour secret, ni Marie-Thérèse et ce duc suédois qui formaient un couple bien drôle. Oui, la jeune femme était heureuse en ce moment-même et pourtant rien ne pouvait faire croire qu'elle ressentait de la joie. Rien mis-à-part un sourire mystérieux. Elle remit en place ses jupes et vint poser sa tête sur le torse de son amant. Ses doigts formaient deux petites jambes qui montaient ou descendaient selon les envies de la comtesse.

« Il semble que mon mal ait disparu grâce à vous. Voyez, je ne souffre plus ... c'est étrange, n'est-ce pas ? »

Rozalia se releva et passa sa jambe sous le nez de Gilbert.

« Mais que nous soyons d'accord, c'est la première et la dernière fois que je fais cela avec vous. »

Elle se remit à califourchon sur son amant avant de le voir à son tour basculer sur elle.

« Après tout, vous n'êtes qu'un homme de plus dans mes jupons et vous aurez droit au même traitement que tous les autres ... » dit-elle avec ironie.

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MessageSujet: Re: {Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia Ven 5 Avr - 18:07

Le jeune homme se dit une fois de plus que le sourire de l'Hongroise était des plus magnifiques et des plus... irristibles. Cette pensée lui vint alors qu'il venait d'entourer de ses bras la fine taille de la jeune femme, alors que celle-ci s'était déplacée sur ses genoux. Un sourire était venu éclairer le visage de Rozalia, alors qu'il avait fait ce geste, ce qui témoignait un peu que ça lui plaisait.

Le capitaine avait bien entendu l'impression que l'Hongroise jouait un peu avec lui, que tout cela n'était pas vraiment important pour elle. Après tout, sa réputation la précédait et il semblait qu'elle n'était pas contre le fait de goûter les plaisirs de la chair... souvent. Cependant, quelques détails, comme cette question qu'elle venait de lui poser, le faisait douter un peu. Et si c'était un peu plus qu'un jeu pour elle? Gilbert chassa vite ces idées incongrues de sa tête, après tout, il ne voulait rien de sérieux lui non plus, ils ne faisaient que prendre du bon temps, non? Cela ne faisait pas de mal de se laisser aller un peu... Surtout avec une demoiselle aussi attirante que Rozalia.

Alors que le capitaine de répondre à cette fameuse question posée par l'Hongroise, celle-ci l'arrêta d'un baiser. Ne pouvant résister à ce geste, Gilbert répondit au baiser, glissant une main dans les cheveux de Rozalia. Celle-ci se recula alors en frôlant de sa main la joue de La Fayette.

« -En effet, je devrais peut-être commencer à ne plus passer mon temps avec n'importe qui. Que diriez-vous de me voir devenir nonne, je ne m'offrirais plus qu'au Seigneur ainsi.»

Le rire de Rozalia se mêla à celui du capitaine : « Nonne? Je crois que vous allez corrompre toutes les nonnes de votre couvent avant de le devenir réellement! Si cela se peut... », s'exclama t-il. La simple idée de Rozalia étant nonne était saugrenue.

C'est alors que l'Hongroise le poussa légèrement sur le torse et Gilbert se laissa tomber doucement sur le dos, dans l'herbe. Rozalia était maintenant à califourchon sur lui, des mèches de ses cheveux foncés retombant devant son visage. Le regard qu'elle lui lança était des plus aguicheur et alors que Gilbert étendait un bras pour le passer dans le dos de Rozalia pour qu'elle se penche, celle-ci le fit d'elle-même et l'embrassa. Et Dieu sait qu'elle embrassait bien! Enfin, non... Dieu ne devait pas savoir ce genre de choses... D'ailleurs pourquoi pensait-il donc à lui en ce moment?

« Êtes-vous prêt à goûter aux délices de la Hongrie ? », souffla Rozalia.

Cette phrase plus qu'aguicheuse chassa les étranges pensées de la tête du capitaine et le regard de celui-ci s'assombrit de désir. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle savait sûrement l'effet que ce genre de phrase faisait aux hommes.

Gilbert attira Rozalia vers lui et la fit rouler sur le dos, dans l'herbe, pour qu'il se retrouve au-dessus d'elle.

« Si vous saviez à quel point... », murmura Gilbert, d'une voix rauque, avant d'embrasser fiévreusement Rozalia.

Ce qui s'ensuivit procura à Gilbert plus d'émotions qu'il ne l'aurait jamais cru. Il se rendit compte qu'il n'avait certainement pas vécu quelque chose d'aussi fort depuis aussi longtemps qu'il se souvienne. Et ce n'était pas faute d'avoir partager la couche de d'autres demoiselles. Mais Rozalia avait un caractère si... intense et imprévisible... Et Gilbert adorait ça.

Lorsque leur étreinte prit fin, Rozalia posa sa tête sur le torse du capitaine et celui-ci glissa une main dans ses cheveux, effleurant au passage sa douce peau. Il était si bien en ce moment, si détendu! Il avait l'impression qu'il pourrait rester étendu ici pour le restant de ses jours.

« Il semble que mon mal ait disparu grâce à vous. Voyez, je ne souffre plus ... c'est étrange, n'est-ce pas ? »

La Fayette sourit et baissa le regard vers Rozalia : «  Ce n'est pas étrange... C'est que je suis un excellent guérisseur », fit-il, avec un sourire coquin.

Rozalia s'assit alors à califourchon sur lui, position qu'elle semblait aimer et lui dit : « Mais que nous soyons d'accord, c'est la première et la dernière fois que je fais cela avec vous.

Après tout, vous n'êtes qu'un homme de plus dans mes jupons et vous aurez droit au même traitement que tous les autres ... »
, continua Rozalia, avec une pointe d'ironie dans la voix.

Gilbert la fit basculer pour qu'il se retrouve au-dessus d'elle et lui dit, le regard joueur, mais également aguicheur : « Nous verrons, jolie Hongroise, nous verrons combien de temps vous résisterez à moi... »
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{Forêt près de Versailles} I knew you were trouble when you walked in • Gilbert&Rozalia

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