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 Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette )

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♕Entrée à Versailles : 20/01/2013
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MessageSujet: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Jeu 14 Fév - 19:04

Victoire avait bien accepté de se tenir au bras du bel homme et l'avait conduit directement à ses appartements sans faire aucun détour. Elle vivait à la Cour de puis si longtemps, qu'elle aurait pu faire le trajet les yeux fermés.

Ils papotèrent de tout et de rien et la belle femme ne cessait de sourire et son regard de fixer le Marquis qui décidément lui plaisait de plus en plus. Mais lorsqu'il osait sourire, la Princesse avait l'impression que son coeur allait fondre et ses joues devenaient rouges de plaisir à se faire regarder ainsi. Les voilà donc arrivés devant sa porte.

Victoire poussa la porte et passa devant Gilbert et on entrait ainsi dans un grand salon où de grandes fenêtres donnaient un bel éclairage agréable qui ne faisait que ressortir un peu plus la beauté de la jeune femme.

Une jeune servante s'approcha de sa maîtresse . La Princesse chuchota à la jeune fille :


Amenez la bouteille de ce rhum que je réserve que pour les évènements particuliers...

Victoire se retournant vers son invité , tandis que la petite servante se dépêcha d'aller faire ce qu'elle lui demandait. Elle invita le Capitaine à venir s'assoir sur un fauteuil.

On pouvait voir que la Princesse avait les appartements dans les plus grands et les plus luxueux. Tout reflétaient sa personnalité raffiné et de bon goût.

La jeune femme fini par dire :


Ma servante va arriver avec les rafraîchissements . J'espère que vous aimez bien le rhum j'ai découvert son goût avec mon époux et depuis je ne m'en lasse jamais ce petit goût..épicé.

Je vais devoir vous laissez quelque instant seul je vais aller me changer et me rafraîchir un peu après toutes ces émotions. Vous pouvez demander à mes servantes ce qu'il vous faudra pour me soigner. Faites comme chez vous mon cher.


Victoire offrit un dernier sourire et alla à sa chambre avec l'une de ses servantes qui l'aida à changer de robe, car la douleur lui était affreuse de son poignet, mais elle le masquait le mieux qu'elle le pouvait.

Pendant ce temps, la petite servante qui allait chercher les rafraîchissement revint et déposa sur la table les glaçons, les verres et la bouteille de verre du liquide ambré. La Princesse décida de prendre l'une de ses robes qui était à la fois simple, mais très jolie.

La robe était bleue et sur son corsage se trouvait de minuscules saphirs qui étaient de la même couleur que ses yeux. De jolies broderies ornaient le bas de sa jupe. Son dos tout en laçage laissait voir outrageusement la peau laiteuse .

On la recoiffa en remontant que très légèrement sa longue chevelure. La voilà qui serait à son avantage.

La Princesse mit ses chaussures et ses boucles d'oreilles et après quelques minutes revint rejoindre son invité et s'installa à ses côtés en disant :


J'espère ne pas avoir été trop longue . Vous savez combien une femme aime se sentir à son avantage...

Je ne veux pas trop vous en demander , mais pourriez-vous nous servir nous boirons un peu et pendant ce temps vous pourrez me soigner comme il était convenu.

Ah j'allais oublier vous m'aviez promis aussi divertissement j'ai bien hâte de connaître vos nombreux talents... monsieur le Marquis...


Le regard de la belle était de braise et un sourire léger ne quittait jamais son doux visage. De façon discrète elle était venu se rapprochait du Capitaine sa cuisse frôlant la sienne. Il devait bien comprendre que ses intentions étaient loin d'être noble en cet instant.

Même la douleur de sa blessure ne pouvait la distraire du beau regard de Gilbert.

Elle était complètement sous son charme. Ils étaient tous les deux seuls dans le salon et personne ne viendrait les déranger...
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Sam 16 Fév - 17:29

Le marquis fut bien impressionné par le caractère très spacieux des appartements de Victoire. Mais bon, étant donné qu'elle était princesse, il devait bien s'y attendre. Victoire lui proposa alors de s'asseoir et Gilbert s'exécuta.

« Ma servante va arriver avec les rafraîchissements . J'espère que vous aimez bien le rhum j'ai découvert son goût avec mon époux et depuis je ne m'en lasse jamais ce petit goût..épicé. 

Gilbert sourit à ces paroles : «  J'aime bien le rhum également, j'ai l'impression de partir en voyage dans les Amériques lorsque j'en bois! »

Je vais devoir vous laissez quelque instant seul, dit alors Victoire, je vais aller me changer et me rafraîchir un peu après toutes ces émotions. Vous pouvez demander à mes servantes ce qu'il vous faudra pour me soigner. Faites comme chez vous mon cher. »

C'était bien les femmes de vouloir changer de tenue, alors qu'on était encore dans l'avant-midi, se dit Gilbert, en réprimant un sourire. Mais il acquiesça tout de même, en vrai gentleman. Lorsque Victoire eût quittée la pièce, le marquis se tourna vers une des servantes et lui demanda des pièces de tissus en longueur avec quelques épingles. Il pourra alors stabiliser le pauvre poignet de Victoire. Il se sentait encore affreusement mal d'avoir blessé une princesse de Rohan et c'était bien la moindre des choses de la panser comme il le fallait! D'autant plus que Gilbert avait vue beaucoup de ce type de blessure lors de ses entraînements et ce n'était donc pas une tâche bien difficile pour lui de soulager la princesse de ce mal.

Les servantes de Victoire avaient à peine eut le temps d'amener les rafraîchissements et les bandages que Gilbert avait demandé que la princesse réapparue dans la salle. Elle avait enfilé une robe bleue, qui rappelait un peu les robes que Marie-Antoinette aimait porter, et avec des saphirs. Mais quand Gilbert entrevue le dos de la robe qui était des plus osés, il se dit que ce n'était pas une robe que la Reine aurait aimé porter!

« Oui, bien sûr », fit simplement le marquis, lorsque Victoire lui demanda de servir les breuvages. Gilbert prit la bouteille et entreprit de servir le liquide dans les deux coupes, puis en tendit une verre Victoire en lui adressant un sourire, « et ne vous tracassez pas avec l'attente, je sais bien que quelques femmes auraient été beaucoup plus longues que vous. Je n'ai presque pas attendu et, de plus, les bandages ont eu le temps d'être déposés sur cette table, je pourrai donc vous panser tout de suite pour éviter que vous n'ayez plus mal. »

Lorsque Victoire lui rappela l'engagement qu'avait pris le capitaine pour la divertir, celui-ci fût surprit des sous-entendus osés que fit alors la princesse. Il n'avait jamais entendu parler que la princesse était volage ou qu'elle accumulait les amants. C'était peut-être un secret bien gardé, mais Gilbert, qui n'avait pas rencontré de personnes royales souvent, avait le préjugé que tout ces gens se tenaient très bien et suivaient les convenances à la lettre. Gilbert se demanda alors comment il devait réagir pour ne pas se faire reprocher d'enfreindre l'étiquette. C'est qu'ils ne s'étaient rencontré que depuis quelques minutes! Le marquis choisit donc de répondre encore une fois très simplement :

« Ne vous en faites pas pour cela, je tâcherai de ne pas faillir à ma tâche, Madame. Maintenant, si vous le permettez, je vais panser votre poignet pour éviter que son état n'empire. »

Le marquis prit donc le poignet de Victoire et entreprit de mettre le bandage le plus délicatement du monde pour ne pas lui faire mal, mais tout de même de façon solide pour ne pas que le poignet puisse trop bouger.
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Sam 16 Fév - 20:32

Victoire gardait son sourire amusée de voir le Marquis si surpris par le comportement de cette dernière. En effet, lorsqu'elle se trouvait en public elle faisait en sorte que personne ne se doute de ses goûts et ses envies, mais là ils étaient seuls, mais elle se dit qu'elle devait se calmer un peu. Sinon le pauvre homme prendrait ses jambes à son cou et ne reviendrait pas de sitôt.

De façon galante il les servit et la jeune femme prit son verre de sa main qui était sans blessure. Elle fut bien étonnée des manières si courtoises et si bien raffinées du bel homme et cela était loin de lui déplaire bien au contraire.

Ainsi, en la rassurant de ne pas l'avoir fait trop attendre elle sourit doucement et plongea ses lèvres dans le doux liquide ambré. Les avances qu'elle lui dit semblaient déstabiliser le pauvre homme qui cherchait sans doute quelle attitude adopter avec elle.

La Princesse fini par ne pas insister et se fit moins pressante. Elle lui tendit son poignet blessé qui était de plus en plus violacé et enflé. La douleur ne lui était pas si insupportable pour le moment, car elle avait la chance d'avoir agréable compagnie.

La belle se laissa soigner et but doucement sa coupe pour masquer ses grimaces sous le serrement du bandage. elle le sentait doux et s'imaginait combien ses mains devaient être agréables sur sa peau et rosit à cette pensée ce disant qu'il ne fallait pas qu'il devine ses pensées, car il était certain que là il se lèverait et s'en irait.

Il ne fallait pas oublier qu'il était marié, mais en même temps s'il ne l'avait pas désiré il ne serait pas ici à moins que la culpabilité soit plus forte que tout le reste. Trouvant le silence un peu trop lourd elle fini par dire :


Vous semblez savoir ce que vous faites Monsieur. Merci encore de vos soins cela est très apprécié, mais s'il est vrai que je ne serai pas dans cet état si nos chemins ne c'étaient pas si soudainement croisés.

Victoire se moquait gentiment de Gilbert et cela se voyait que c'était loin d'être méchante. Elle déposa sa coupe qui était déjà à moitié vide, car il faut savoir que la Dame était bonne buveuse surtout lorsqu'elle était nerveuse. Sa tête tournée légèrement, mais elle restait lucide et de bonnes manières.

La Duchesse continua en posant des questions :


Mais dites-moi où courriez-vous si vite avec cette impatience avant notre heureuse rencontre ? Alliez-vous rendre visite à une demoiselle ou peut-être votre épouse ? Car je connais assez les hommes pour savoir que les seules choses qui font courir les hommes ce sont les femmes ou la Politique .

Victoire était d'humeur taquine et joyeuse et se laissa toujours soigner . Ses yeux n'arrivaient pas à regarder ailleurs que sur lui et ses joues devenaient de plus en plus rose. Elle avait bien remarqué le regard de l'homme sur le dos de sa robe et cela avait eu l'effet escompté.

La Princesse reprit une autre gorgée et se détendait peu à peu. Oh comme en cet instant elle rêvait de pouvoir goûter ses lèvres , mais il ne fallait pas trop qu'elle y pense.
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Sam 16 Fév - 23:19

Gilbert soigna donc le poignait de la princesse avec attention, faisait tout son possible pour ne pas lui faire mal. Les deux jeunes gens restèrent donc en silence un certain moment, Gilbert étant trop concentré pour se rendre compte que le silence pouvait être lourd pour Victoire. C'est donc celle-ci qui prit la parole en premier, quand le marquis eut fini de panser son poignet :

- « Vous semblez savoir ce que vous faites Monsieur. Merci encore de vos soins cela est très apprécié, mais s'il est vrai que je ne serai pas dans cet état si nos chemins ne c'étaient pas si soudainement croisés. »

Gilbert rit légèrement aux paroles de Victoire : «  Merci de me le rappeler, Madame... Je sens que ma maladresse va s'ébruiter très rapidement dans le palais! », fit-il, en souriant toujours, ce qui creusait des fossettes dans ses joues.

Puis, après avoir restitué le poignet à sa détentrice, le capitaine s'appuya le dos contre le dossier de son fauteuil et but un peu de son verre de rhum, qui était resté vide jusqu'alors.

- «  Mais dites-moi où courriez-vous si vite avec cette impatience avant notre heureuse rencontre ? Alliez-vous rendre visite à une demoiselle ou peut-être votre épouse ? Car je connais assez les hommes pour savoir que les seules choses qui font courir les hommes ce sont les femmes ou la Politique », demanda alors Victoire.

Cela rappela à Gilbert son intention d'aller voir le roi. Cependant, bien que son désir de connaître la réponse du roi face à sa demande était très grand, il préférait pour l'instant rester dans les salons de la princesse, après tout il était en si bonne compagnie!

- « Ah oui, c'est vrai. J'avais presque oublié qu'elle était ma destination avant que je ne vous rencontre. Eh bien, j'allais demander une audience avec le roi. Alors oui, vous avez raison, c'était pour de la politique. Votre analyse des hommes n'est pas fausse du tout! », fit le marquis en riant.

La Fayette but un peu de son verre de rhum encore, puis continua :

« En fait, c'était à propos de quelques troubles qui se passe chez ces gens en Amérique. Dans les colonies anglaises, plus précisément. Ces gens commencent à parler de plus en plus forts pour pouvoir avoir leur indépendance de l'Angleterre. Et... J'aimerais bien partir en ces terres pour leur prêter main forte, à dire vrai. », dit Gilbert, les yeux étincelants de hâtise face à ce futur qui promettait pleins d'aventures. Il but une autre gorgée de son verre, puis releva les yeux vers Victoire.
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Dim 17 Fév - 21:29

Victoire adorait l'entendre rire et le voir sourire même si elle ne comprenait pas pourquoi cet homme le captivait autant. Le marquis était si doux avec elle, mais ses mains assez fermes pour bien la soigner et il eu tôt fait de terminer sa tâche.

Au plus grand regret de la jeune femme, le Capitaine lui lâcha la main et sa réponse la fit rire légèrement tout en répondant :


Ne vous en faites point je dirai à tous si on me demande ce qui m'a mis dans cet état je dirai que la vérité que je fis une rencontre fracassante au point d'en perdre l'équilibre.

N'ayez crainte votre nom ne sera point nommé, car je dois avouer que j'aurai bien peur que toutes les Dames de cette Cour ne veulent vous accaparez de leur attention...


Victoire qui n'avait pas l'habitude de rougir ainsi, avait l'impression d'être qu'une gamine, alors qu'elle était une femme tout de même. Elle but une autre gorgée pour se ressaisir.

Heureusement, Gilbert semblait la trouver amusante ce qui donnait un peu plus de confiance à la belle qui pour une des rares fois elle désirait plus que tout que cet homme ne soit qu'à elle. Mais elle savait très bien que cela ne serait jamais possible, car il avait une femme. Il lui répondit pour sa destination et le commentaire qu'il n'en fit, elle sourit un peu plus reposant son verre.

En effet, la princesse connaissait très bien les hommes et cela elle ne s'en cachait pas totalement. Lorsqu'il se mit à parler de l'Amérique elle vit bien combien il semblait passionné et cela n'attisa qu'un peu plus le désir de la jeune femme de mieux connaître le Capitaine. Il voulait donc découvrir les Amériques.

Combien elle aimerait par moment être un homme pour avoir la liberté de se mêler de politique et de faire ce que bon lui semblait. Victoire osa dire :


J'espère que vous ne partirez pas trop vite avant que nous puissions mieux nous..connaître. [/b

La Duchesse rougit à nouveau se rendant compte de ce qu'elle venait de dire et se servit à nouveau un peu de rhum pour qu'il ne remarque pas son trouble et elle dit en buvant à nouveau :

[b]Enfin, je vous souhaite d'obtenir ce que vous voulez. J'aimerai moi aussi voir ces contrées si éloignés et inconnues pour moi. Vous avez beaucoup de chance de pouvoir faire cela. Si votre demande est accepté j'espère que vous me conterais vos aventures .


Victoire fini par relever ses yeux et à nouveau son regard croisa le sien et elle cru son coeur chaviré tant ce simple geste la déstabilisa. Mais que diable lui arrivait-il à la fin ?

Aucun homme ne lui avait fait perdre ses moyens et la voilà qui ressemblait à une jeune couventine. Elle se leva d'un geste et alla jusqu'à l'une des fenêtres lui faisant dos et dit :


Vous savez Monsieur j'ai que très peu d'amis ici. J'avoue apprécier votre compagnie et veuillez me pardonner pour mes moments d'égarements je ne comprends pas ce qui m'arrive. Vous devez me trouver fort mal élevée et sans éducation. J'espère que vous me le pardonnerez .

Je ne veux pas vous retenir si vous avez à faire, même si je souhaite que vous restiez encore un peu.


La Princesse regardait au loin dans les jardins et avait parlé un peu la voix tremblotante lui faisant toujours dos. Elle craignait tant d'avoir trop parlé et elle redoutait qu'il ne se lève et parte en la laissant seule.

La jeune femme n'en pouvait plus de cette solitude. Ce n'était qu'un masque qu'elle portait sous ses sourires. Son époux n'était pas venu la voir depuis des mois et leur seul échange fut des plus houleux.

Son cousin lui avait reproché de ne toujours pas avoir un fils en ses entrailles et elle lui avait crument dit que s'il passait moins de temps en compagnie des hommes et un peu plus avec son épouse peut-être aurait-il compris que les enfants n'arrivaient point du ciel.

Cela elle l'avait gardé pour elle et avait passé des heures à pleurer et à maudire sa vie. Maintenant, l'homme qui se trouvait assis dans son salon avait réveillé en elle des sentiments qu'elle n'avait jamais connu .

La Duchesse se demandait si elle devrait s'éloigner de lui ou au contraire aimer un peu plus le Marquis...
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Jeu 21 Fév - 19:25

Le marquis souria aux paroles de Victoire. Il fût des plus soulagés que la princesse n'ait pas mal pris la bousculade qu'il y avait eut. Non pas que Gilbert se souciait réellement de sa réputation, mais plutôt qu'il craignait que les conséquences pourraient être bien pires qu'une simple réputation gâchée. Après tout, c'était la princesse de Rohan qu'il avait bousculé, qui sait ce qui pouvait en résulter!

« Vous m'en voyez soulagé, Madame. Et... Vous allez m'embarrasser à me faire ce genre de compliment! »
, fit le marquis, en riant.

Gilbert avait bien remarqué que la princesse avait rougit après la dernière phrase qu'elle avait prononcé, mais il choisit de ne pas relever ce fait. Non seulement cela aurait été très discourtois de sa part, mais en plus, il avait sentait que Victoire avait un fort tempérament. Et avec fort tempérament, venait fort orgueil. Cela l'aurait donc assurément blessée qu'il se rende compte ouvertement de sa faiblesse.

Victoire lui demanda alors s'il n'allait pas partir bientôt. L'allusion qu'elle fit troubla le marquis. Était-ce une simple phrase de courtoisie, pour alimenter la conversation, ou la princesse était-elle réellement intéressée par lui? Comme vous l'auriez sûrement déjà remarqué, le marquis n'avait jamais réellement interagi avec des membres de la famille royale et il ne savait pas vraiment comment réagir en leur compagnie. Il pensait donc beaucoup trop à ses gestes et à ses paroles, craignant tout le temps d'enfreindre de façon irréparable l'étiquette.

- « En fait, je n'ai pas encore fait ma demande au roi, alors déjà il y aura un certain délai. Mais en plus, si le roi accepte ma demande, bien sûr, il faudra du temps pour préparer les bateaux, l'équipage et l'équipement. Donc, non, rassurez-vous, je ne partirai pas trop vite. Et cela serait un honneur pour moi de vous raconter mon voyage lorsque je serai revenu, si je pars, évidemment », répondit Gilbert. Bizarrement, c'était quand qu'il ne parlait pas qu'il se sentait le plus mal à l'aise. Lorsqu'il répondait à la princesse, il se sentait en compagnie d'une amie. Il ne faisait même pas attention à la façon dont il lui répondait ou à ce qu'il lui disait. Il se sentait déjà en confiance en compagnie de la dame.

C'est alors que, à la plus grande surprise de Gilbert, la princesse s'excusa de son comportement. Le marquis dû alors avoir une expression de stupéfaction sur le visage. C'est que les paroles que venaient de prononcer la princesse étaient de loin les dernières qu'il aurait crû entendre! Une princesse qui s'excusait devant lui, un simple marquis! Mais bon, peut-être qu'il en faisait un peu trop aussi. Il avait tellement entendu et ré entendu parler de cette fameuse étiquette et combien il était important d'avoir connaissance de son rang, ici, à Versailles que cela lui tournait probablement un peu trop la tête.

« Mais voyons, Madame, vous n'avez point besoin de vous excuser. Votre comportement est des plus irréprochables, vraiment! Et pour ce qui est de partir, eh bien... Je crois que je vais vous importuner encore un peu plus longtemps de ma compagnie, si vous n'y voyez aucun inconvénient! », fit Gilbert, avec un sourire. « Et, de grâce, venez donc vous rasseoir en ma compagnie, nous pourrons continuer notre discution! »

En effet, la princesse s'était levée pour aller regarder par la fenêtre. Le marquis se doutait bien que c'était à cause des excuses qu'elle venait tout juste de prononcer qu'elle s'était levée, mais il voulait lui faire comprendre qu'il n'y avait vraiment rien à se tracasser et qu'ils pouvaient continuer à parler tranquillement.
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Jeu 21 Fév - 20:15

Victoire regardait dans les jardins et plus le temps passait plus elle se sentait bien sotte de ressentir tout ce qu'elle ressentait en ce moment. Elle savait très bien qu'elle ne devait plus jamais montrer ses faiblesses et devait mettre sa carapace pour ne plus jamais avoir mal. Devait-elle redevenir froide et indifférente aux autres ? Cela n'avait jamais été dans son tempérament, mais si elle se laissait aller elle risquait cette fois de ne pas y résister.

Ainsi donc ses compliments le rendaient mal à l'aise cela ne fit que sourire la Princesse qui restait toujours silencieuse. On pouvait sentir dans la pièce une certaine tension et plus cela allait plus elle avait du mal à se sentir bien.

La jeune femme ne comprit pas sur le coup le sentiment de soulagement qui l'a pris au moment où le marquis lui dit qu'il n'était pas encore sur le point de partir. Oh non venait-elle vraiment de succomber complètement à cet homme ?

Victoire jouait nerveusement avec les plis de sa robe et évitait de se retourner vers lui pour qu'il ne lise rien sur son visage. Quelque chose avait changé aussi dans le comportement de Gilbert qui semblait ne plus essayer de la séduire et cela chamboula la Dame qui comprit qu'elle n,avait jamais eu ses chances et que jamais elle ne les auraient.

Se mordant les lèvres elle se promit de rester plus distante avec le Capitaine . Elle était bien idiote de croire qu'un jour un homme finirait par poser ses yeux sur elle en la voyant autrement qu'un amusement ou qu'une amie.

La jeune femme n'avait qu'une envie de s'écrouler et oublier son mal de vivre. Ses yeux qui regardaient au loin semblaient si tristes et si songeurs. Il lui parla de son comportement et qu'il était très correct. Que les hommes peuvent être bêtes par moment, n'avait-il pas encore compris qu'elle avait tout tenter pour le séduire ?

La Princesse ne savait plus si elle voulait que le marquis reste ou parte sur le champs, mais maintenant il était trop tard pour lui demander de repartir. Il la pria de revenir s'assoir. Il lui fallut quelques minutes pour se reprendre et remettre son masque . Comme elle pouvait être fragile par moment et elle se maudissait de l'être. Il fallait se faire la promesse de ne plus jamais s'imaginer rien. Dieu avait décidé qu'elle vivrait sans amour et sans enfants.

La jeune femme comprit qu'elle devait finalement l'accepter et tenter de trouver moyen que jamais personne ne connaisse ses véritables sentiments. Gilbert ne savait pas, mais il venait sans doute de changer cette dernière à devenir une femme seule et presque fausse.

Victoire se retourna remettant son faux sourire et se resservit un verre pour engourdir tout son être. Cette fois elle mis une distance avec lui en s'assoyant en face de lui sur un autre fauteuil et se tint de façon moins provocatrice.

Elle prit une bonne gorgée et fini par dire :


Vous avez des ambitions politiques, mais dites-moi ne rêvez-vous pas d'une vie paisible et bien rangée ? Ou peut-être que vous aimeriez avoir un poste plus prestigieux encore et ainsi être plus haut socialement. Vous auriez plus accès facilement à bien des gens...

Victoire sourit en coin et but encore l'alcool lui monta à la tête fortement et cela se voyait dans ses yeux. Elle ne buvait que rarement en public , mais ici en ce moment elle en avait besoin.

Ses yeux perçants ne cessaient de regarder le jeune homme et elle fini par dire :


Vous savez je donnerai n'importe quoi pour ne pas être née princesse et avoir la chance de vivre comme ses filles du peuple. Avoir l'homme qu'elle veule, ne jamais avoir besoin de cacher ses émotions, avoir une famille si proche.

Oui je l'avoue il n'y a rien à m'envier je suis pitoyable . Vous devez bien trouver cela peu convenable que je dise cela et ne me dites pas le contraire par simple courtoisie. Ici vous êtes libre de tout dire sur moi et sur votre pensée. J'en ai assez que les gens autour de moi me mentent. Comprenez-vous cela ? Avoir l'impression de vivre tous les jours dans le mensonge et ne jamais savoir comment on vous vois , comment on vous aime ou on vous déteste. Cela ne m'est plus supportable.

Je pense à demander à mon époux et à la Reine de me laisser aller sur mes terres durant une année loin d'ici . De toute façon mon époux ne me voit même pas , je ne fais rien d'utile et je ne suis même pas capable en 4 ans de donner un seul enfant à mon cousin.

Quelle honte pour une femme ! Croyez-moi Monsieur vous devriez vous tenir loin d'une personne comme moi.


Victoire normalement n'aurait jamais dit cela, mais l'alcool lui avait délié la langue. Elle qui croyait passer un bon moment et qui était en manque de tendresse et d'une douce présence . Elle venait de tout gâcher et elle fini son verre d'un seul coup .

La jeune femme venait de se vider le coeur et cela étrangement lui avait fait un bien fou. Elle remit immédiatement son masque en disant :


Je vous souhaite que le Roy accepte votre demande Monsieur...

Il était certes déstabilisant pour quelqu'un qui ne connaissait pas la Princesse de voir ce changement soudain et elle se doutait qu'elle allait le faire partir en courant, mais peu importe maintenant il pourrait aller crier partout qu'elle était folle.

Victoire se mit à rire d,un coup et lança:


Vous avez de la chance vous avez de quoi pour tenir une conversation dans cette cour durant des mois sur moi...

Gilbert pouvait maintenant voir combien elle pouvait souffrir. Elle ne cessait de rire, mais cela sonnait si triste à la fois. Ces deux gens deviendraient peut-être plus proches que l'aurait cru d'autres.

Une princesse et un marquis cela allait jaser...
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Ven 22 Fév - 19:31

Lorsque Victoire se retourna pour aller se rasseoir sur un fauteuil en face de lui, Gilbert vit bien qu'il y avait quelque chose de différent dans l'attitude qu'elle avait. Mais qu'est-ce qui avait bien pu provoquer ce changement? N'ayant aucun indice à ce sujet, Gilbert ne pouvait trouver la réponse. Il se dit donc qu'il convenait dans ce genre de situation de ne pas changer sa propre attitude pour ne point déstabiliser la princesse plus qu'elle ne semblait l'être déjà.

Victoire se resservit un verre et Gilbert la regarda faire sans dire un mot. Bien sûr, il y avait des femmes qui savaient boire comme des hommes, mais Victoire avait une constitution si délicate que Gilbert doutait qu'elle faisait partie de celles-ci. Il n'osa avertir la princesse que de boire autant de rhum pourrait affecter ses sens, se disant qu'elle était assurément déjà au courant de cela. Pourquoi donc alors le faisait-elle?

«  Vous avez des ambitions politiques, mais dites-moi ne rêvez-vous pas d'une vie paisible et bien rangée ? Ou peut-être que vous aimeriez avoir un poste plus prestigieux encore et ainsi être plus haut socialement. Vous auriez plus accès facilement à bien des gens... », fit Victoire, en lui souriant. Ce sourire n'était pas autant imprégné de joie qu'il avait pu l'être. Peut-être était-ce seulement l'effet de l'alcool. Cela rendait bien souvent les gens déprimés. Après tout, chacun réagissait différemment après un verre.

À la question de la princesse, Gilbert lui fit un sourire et finit son verre de rhum. Tout en se resservant, il lui répondit :

« C'est que vous ne me connaissez pas encore assez pour croire que c'est de monter dans la hiérarchie sociale qui m'intéresse. Les titres de capitaine et de marquis me conviennent parfaitement, voyez-vous? Je peux entrer dans la Cour du roi et me créer des connaissances sans avoir trop de poids sur les responsabilité qui viennent avec les titres. En fait, je ne rêve point d'une vie paisible et bien rangée, mais bien d'une vie d'aventure, une vie qui sera racontée longtemps après moi. », dit Gilbert, tout en se rasseyant. Il regarda un moment Victoire, puis but une gorgée de son verre.

- « Je veux partir en Amérique pour pouvoir aider un peuple à écrire son histoire. Mais comme il y a une parcelle d'égoïsme en chaque homme, je peux avouer également que c'est pour ma propre satisfaction d'avoir le sentiment d'avoir accompli quelque chose dans ma vie. », termina Gilbert, son regard pleins de convictions accroché à celui de Victoire.

À la suite des paroles que Victoire prononça ensuite, le capitaine prit un moment pour choisir les bons mots avant de lui répondre.

- « Vous n'avez probablement jamais vu la misère des paysans pour vouloir vivre comme eux, très chère. Je crois... Je crois que les bourgeois, en ce moment, ont une vie bien meilleure que tout le monde dans ce pays. Alors, s'il y avait quelque chose que vous pourriez rêver, ce serait d'être comme eux. Seulement... Je ne crois pas que les femmes n'ont réellement rien à voir dans la politique de ce pays. Je crois, au contraire, qu'elles peuvent faire entrer dans la tête des hommes toutes les idées qu'elles veulent. C'est peut-être même des femmes de votre rang, des femmes pleines de pouvoir qui créent la politique dans ce pays... Mais bon, ce n'est que mon humble avis. », dit Gilbert, en souriant à Victoire. «  Et puis... Pour ce qui est du fait que vous n'ayez jamais été grosse encore, c'est peut-être plus de la faute de votre mari que de la vôtre. Vous ne devriez pas mettre tout le blâme sur vos épaules. Vous avez demandé que je m'exprimes librement et sans mensonges, et bien voilà les pensées qui m'ont traversé l'esprit lorsque vous m'avez fait part de vos tracas. J'espère qu'elles ne vous choqueront pas, mais qu'au contraire, qu'elles vous aideront à trouver votre place entre ces murs. »

Gilbert remarqua alors que Victoire finit une fois de plus son verre de rhum. Il commençait à penser sérieusement à cacher la bouteille, mais bon... C'était une princesse après tout et elle avait bien le droit de faire ce qui lui faisait plaisir... Ou ce qui faisait du bien. Le capitaine la suivit donc dans ce geste et termina son verre de rhum.

- « J'espère également que le roi acceptera ma demande. C'est bien tout ce que j'ai dans mes pensées ces jours-ci... Et ne vous en faites pas, je ne répéterais rien de ce que vous m'avez dit. Les murs de Versailles ont bien assez d'oreilles ainsi, je n'ai pas besoin d'en faire partie. », dit Gilbert, avec un clin d'oeil à Victoire.
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Lun 25 Fév - 22:49

Victoire se rendit compte combien il était peu convenable de raconter aussi ouvertement sa vie et s'en sentait bien honteuse. Elle se mit à redouter la réaction du Marquis et aurait voulu encore s'excuser, mais cela n'aurait servi à rien. Elle fut quelque peu surprise d'entendre cet homme lui dire qu'il n'en voulait pas plus dans sa vie et qu'il l'aimait tel quel. Il était si rare de rencontrer en ces lieux des gens qui ne souhaitaient pas plus.

Gilbert n'avait pas tord de dire qu'ainsi il n'avait pas toutes les responsabilités qui incombaient à un rang plus élevé comme celui de la Princesse qui n'en pouvait plus de cette vie.

La jeune femme reposa son verre se disant que là cela suffisait que son mal était assez engourdie et qu'il la prendrait certainement pour une pure sotte et alcoolique de plus.

Comme elle buvait ses paroles et ses mots remplis de passion et de fougue. Comme elle l'enviait, car elle se rendit compte qu'elle n'avait plus aucune passion et que toute sa motivation avait disparu du jour au lendemain. Était-ce dû à son âge ou à toutes ses déboires ? Personne ne saurait le dire, mais ses yeux ne quittèrent pas ceux du jeune homme qui l'intéressait tant.

Le Capitaine avait des projets et il allait se rendre utile au pays, mais maintenant elle savait qu'elle n'accomplirait jamais de grande chose. Se rendait-il combien cette dernière aimerait avoir sa place ?

Victoire continua à l'écouter ne voulant pas l'interrompre et ne put que sourire amusée du commentaire à propos de la politique et des femmes. Elle lui répondit:


Alors y-a-t'il des chances que je réussisses à vous convaincre de venir me voir le plus souvent que vous le pouvez ?

Victoire fit un charmant sourire ses yeux avaient retrouvés leur éclat . La Fayette continua à parler , mais maintenant sur le sujet plus délicat du fait qu'elle ne soit toujours pas grosse qu'elle n'était pas la seule à blâme. Elle enchaîna en disant:

Monsieur croyez-vous que je n'ai rien essayé pour avoir un enfant ? J'ai même tenté avec d'autres hommes, car mon époux n'en a cure de savoir s'il est le père ou non. Tout ce qu'il veut c'est un héritier.

Mes paroles sont plus choquantes que les vôtres mon cher. N'ayez crainte j'aime bien vous entendre et j'espère que cela en sera ainsi pour très longtemps entre nous. Cela est bien gentil de votre part de ne pas souffler mot de notre conversation.


Victoire lui sourit de façon si tendre tout à coup et elle se leva à nouveau et revint s'assoir près de lui laissant une distance raisonnable entre eux. Il ne semblait plus avoir aucun malaise , mais elle avait tant bu que sa tête tournée.

La jeune femme le regarda et dit de façon presque timide:


Croyez-vous qu'une amitié soit possible entre nous ? Car je vous apprécie déjà beaucoup et vous avez bien pris soin de moi. Comme je vous l'ai dit je n'ai que peu d'amis ici et je me sens des plus seule.

Je comprends que vous soyez engagé et que vous ayez bien des choses plus importantes que me tenir compagnie. Je ne veux pas vous retenir plus longtemps même si pour moi cela serait très agréable que vous restiez encore...


Victoire se retenait de ne pas dire vraiment ce qu'elle ressentait en cet instant, mais elle savait qu'elle ne pouvait en demander plus.
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Mar 26 Fév - 3:05

À la suite de la question de Victoire, le marquis ne put que sourire. Comme cette demande était charmante et à la fois si honnête! Décidément, il commençait à se sentir de plus en plus à l'aise dans les appartements de la princesse, alors qu'il n'y aurait jamais cru. C'était tout de même très intimidant pour un simple marquis et capitaine de se retrouver en pareille compagnie et en pareils lieux!

« Si vous essayez de me convaincre un peu, vous réussirez sans doute à me convaincre », fit La Fayette, en riant un peu.

Puis, Gilbert fit son long monologue sur ses pensées. Parfois, il se disait qu'il parlait peut-être un peu trop. Quand le sujet lui tenait à cœur, le capitaine ne manquait jamais de donner son opinion, peu importe ce que les personnes autour allaient en penser. Mais il devait se rendre à l'évidence que cela pouvait être ennuyeux d'entendre quelqu'un parler aussi longtemps.

«  Bien sûr que je ne dirai rien de la conversation! Et... Cela m'attriste beaucoup qu'on vous mette autant de pression pour des choses que vous ne pouvez même pas contrôler! Je ne sais que vous dire, sinon que... Justement, vous n'y pouvez rien et si votre mari semble avoir autant de considérations pour vous que j'ai crû le deviner, vous ne devriez pas en avoir plus pour lui. Je sais que ça doit être difficile pour une femme d'agir ainsi, puisque vous vivez des pressions venant de partout, mais... Vous valez mieux, et je sens que vous avez une personnalité encore plus forte que ce que vous montrez. », dit Gilbert, avec un sourire bienveillant. Ça y était, il parlait encore trop. Il devrait laisser un peu plus de place à sa nouvelle amie.

Victoire vint alors s'asseoir près de lui, sur un fauteuil et lui demanda: « Croyez-vous qu'une amitié soit possible entre nous ? Car je vous apprécie déjà beaucoup et vous avez bien pris soin de moi. Comme je vous l'ai dit je n'ai que peu d'amis ici et je me sens des plus seule. 

Je comprends que vous soyez engagé et que vous ayez bien des choses plus importantes que me tenir compagnie. Je ne veux pas vous retenir plus longtemps même si pour moi cela serait très agréable que vous restiez encore...

Gilbert lui sourit. Une princesse de Rohan qui lui demandait une telle chose! D'accord, il mentionnait souvent dans ses pensées le fait que Victoire était une princesse, mais c'est qu'il n'en revenait toujours pas d'être ainsi dans les appartements de Victoire à discuter tranquillement de sujets si... Si peu communs à discuter lors d'une première rencontre. Mais cela témoignait uniquement qu'une grande amitié allait certainement se construire entre les deux.

- «  Mais bien sûr qu'une amitié est possible entre nous! Même que je crois que nous en avons déjà érigé les bases et qu'elles sont solides. Alors, je ne ferai votre preux chevalier pour remédier à votre solitude », fit Gilbert, en riant. «  Et pour ce qui est de mes engagements, et bien je crois qu'ils peuvent attendre encore un peu. Cela ne me laissera que plus de temps pour préparer mon discours devant le roi, car je crois que je vais reporter ma demande d'audience à demain. Alors, vous ne me retenez pas, puisque c'est moi qui vais vous accabler de ma présence! », continua Gilbert, toujours avec un sourire amusé.
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Sam 2 Mar - 18:51

Victoire n'arrivait pas à détacher ses yeux de lui et de ce sourire qui lui faisait tant de bien. Elle même n'arrivait plus à ne pas sourire tant sa joie de vivre était presque contagieuse.

Elle rit aussi lorsque le Marquis avoua que si elle s'essayait encore elle pourrait finir par le convaincre de rester et qu'il était bien à sa place en ces lieux. Il était rare qu'elle rencontre des hommes aussi bavards normalement cela était chose de femme, mais elle s'avoua conquise par autant de paroles.

La pression qu'elle recevait était de plus en plus lourde, mais la princesse sentait qu'il n'avait pas tord de dire qu'elle était plus forte encore. Comment ignorer qu'elle avait un époux qui était de plus son cousin et qui ne l'aimait pas ?

Victoire arrivait de temps en temps à oublier qu'elle n'était plus libre et elle n'était jamais plus heureuse que dans ces moments, mais la réalité revenait vite la frapper. Quelle ne fut pas son plaisir et son soulagement d'entendre ce beau Capitaine lui dire qu'une amitié cela se pouvait.

Au moins, la jeune femme ne le perdrait pas vraiment même si elle avait décidé de cacher ses sentiments. Elle se mit à rire à nouveau lorsque Gilbert lui annonça que c'était plutôt lui qui allait s'imposer.

Elle lui répondit en déposant naturellement sa main sur la sienne :


Vous ne savez pas combien vous me faites plaisir. Pour ce qui est de mon époux sachez qu'il ne compte en rien à mes yeux. Nous n'avons jamais réussi à nous entendre . Il me menace toujours de me faire quitter Versailles, mais il sait que je me laisserai mourir d'ennui et de faim plutôt que de me retrouver loin de la vie sociale. Je suis née pour être entourée de gens et qu'on me remarque.

Cela peut paraître prétentieux, mais c'est que depuis mon enfance ma soeur aînée a toujours eu l'attention de tous. Elle se nomme Charlotte je l'adore , mais je suis mieux lorsqu'elle est loin de moi. Même si je suis certaine que vous l'aimeriez beaucoup elle est si différente de moi. Autant physiquement que la personnalité.

Je vous remercie d'accepter ma demande et je vous promet de ne pas trop vous ennuyer. Vous pouvez me demander ce que vous voulez j'ai grande influence ici et avec l'argent que j'ai rien n'est trop pour moi.


Victoire lui sourit ayant gardé sa main sur la sienne et comprit qu'elle serait bien malheureuse maintenant s'il devait partir loin d'elle...
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MessageSujet: Re: Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette ) Sam 2 Mar - 20:36

Gilbert secoua la tête lorsque Victoire dit que ses paroles pouvaient paraître prétentieuses alors qu'elle venait de dire qu'elle avait besoin de rester à la Cour de Versailles et de ne pas être éloigné de tout le monde.

« Mais non, je vous comprends amplement, mon ami. Et cela n'a rien de prétentieux! J'ai moi-même vécu très longtemps loin de Versailles et je ne comprenais pas le but de tout ces gens de rester cloîtrer dans un même endroit avec toujours les mêmes personnes. Mais depuis que je suis arrivé à Versailles, je sais combien il est attrayant d'être proche de toutes ces personnes qui créent l'histoire du pays. Toute la politique, la culture et les nouvelles idées de France semblent se créées ici-même et c'est tout simplement fascinant!
Maintenant, je veux quitter pour l'Amérique par volonté politique, mais si je n'avais rien de ce genre, il est certain que je resterais à Versailles! »


C'était la première fois que Gilbert prononçait ce genre de paroles et c'était aussi la première fois qu'il les pensait. Il n'avait jamais été attiré par la vie de courtisan et c'est un peu par obligation qu'il s'était marié à sa présente femme pour pouvoir intégrer la Cour de Versailles. Il avait toujours vécu dans la vie militaire et c'était ancré dans sa famille. Gilbert n'aurait jamais crû, donc, qu'il en viendrait à apprécier la vie de courtisans et d’intrigants. Par contre, ce qu'il avait réalisé était que s'il voulait avoir des ambitions plus grandes que son titre de capitaine ou de marquis, il devait se mêler à cette foule de personnes pleines de pouvoir.

La vie versaillaise était donc bien plus que ce que le capitaine croyait et c'est ce qui l'avait mené à dire ces paroles qui étaient sincères, mais qu'il n'avait jamais osé penser.

« Je vous remercie d'accepter ma demande et je vous promet de ne pas trop vous ennuyer. Vous pouvez me demander ce que vous voulez j'ai grande influence ici et avec l'argent que j'ai rien n'est trop pour moi. »

À ces paroles, le capitaine offrit un sourire radieux à la princesse. Il avait remarqué que le joie de vivre de celle-ci avait commencé à réapparaître sur son visage et il espérait sincèrement qu'elle allait rester. Victoire semblait être le genre de personnes qui pourrait devenir une amie indéfectible et des plus agréables.

- « Comment aurais-je pu la refuser, dites-moi? Et il n'y a aucun doute quant au fait que vous n'allez pas m'ennuyer. Je crois, en fait, que vous êtes dans la totale incapacité de le faire, même si vous le vouliez. Vous êtes une personne des plus intéressantes, ma chère, si je puis vous appeler ainsi. Et pour ce qui est de la demande et bien je tâcherai de m'en souvenir, mais je voudrais que vous sachiez également que l'autre va dans les deux sens. Vous pouvez me demander ce que vous voulez et je tâcherai de vous rendre heureuse! », dit Gilbert.
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Monsieur comme vos mains sont douces.. ( Feat. Gilbert de La Fayette )

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